Acte -2-
Deuxième partie
Soirée Spécial Kabylie

Portrait hommage
Mouloud Mammeri
Figure majeure de la culture algérienne et de la pensée berbère, Mouloud Mammeri demeure l’une des grandes voix intellectuelles du XXᵉ siècle en Algérie. Écrivain, linguiste, anthropologue et défenseur passionné de la langue et de la culture amazighes, il a consacré sa vie à préserver et transmettre un patrimoine longtemps menacé d’oubli.
Né en 1917 en Kabylie, dans le village de Taourirt Mimoun, Mouloud Mammeri grandit dans un univers profondément attaché aux traditions orales et à la richesse culturelle berbère. Très tôt, il développe une sensibilité particulière pour les récits populaires, les chants et les poésies qui façonnent l’identité de son peuple.

À travers ses romans devenus incontournables, tels que La Colline oubliée ou L’Opium et le bâton, il explore avec finesse les bouleversements sociaux et politiques de l’Algérie, tout en donnant une voix aux réalités humaines et culturelles de son pays. Son écriture, à la fois sensible et engagée, témoigne d’un profond attachement à la mémoire collective.
Au-delà de la littérature, Mouloud Mammeri s’illustre également par son travail de recherche et de collecte du patrimoine oral amazigh. En transcrivant et en étudiant les poésies et les récits traditionnels, il contribue à sauvegarder un héritage précieux et à lui offrir une reconnaissance académique et culturelle.
Disparu en 1989, Mouloud Mammeri laisse derrière lui une œuvre essentielle, qui continue d’inspirer écrivains, chercheurs et défenseurs de la diversité culturelle.
À travers ce portrait,
HORA magazine, dans sa rubrique Layali HORA, rend hommage à un homme de savoir et de conviction, dont la plume a su faire dialoguer mémoire, identité et liberté.
Les bijoux berbères algériens : un héritage d’art et de mémoire
Les bijoux berbères d’Algérie constituent l’une des expressions les plus précieuses du patrimoine artisanal du Maghreb. Hérités de traditions anciennes et transmis de génération en génération, ils témoignent d’un savoir-faire ancestral où chaque pièce raconte une histoire, une identité et une appartenance culturelle.
Traditionnellement, ces bijoux sont principalement réalisés en argent. Le métal est d’abord coulé dans des moules, puis soigneusement travaillé et fini à la main par des artisans expérimentés. Cette technique confère à chaque pièce un caractère unique, mêlant robustesse et finesse du détail.





Selon les régions d’Algérie et les types de bijoux, différentes matières viennent enrichir ces créations. On y trouve notamment du verre émaillé aux couleurs vives, des coraux rouges emblématiques de la Méditerranée, des perles d’ambre ou de verre coloré, et parfois, plus rarement, des pierres semi-précieuses. Ces éléments décoratifs apportent éclat et symbolique, chaque couleur et chaque motif possédant souvent une signification protectrice ou spirituelle.
Au-delà de leur fonction ornementale, les bijoux berbères occupent une place importante dans la vie sociale et culturelle. Ils accompagnent les moments essentiels de l’existence — mariages, fêtes traditionnelles ou héritages familiaux — et deviennent des témoins silencieux de l’histoire des femmes qui les portent.
Aujourd’hui encore, ces bijoux fascinent par leur esthétique puissante et leur authenticité. Ils représentent non seulement un art ancestral, mais aussi un symbole vivant de l’identité culturelle amazighe et de la richesse du patrimoine algérien.
Article de Safia / A
Pour clôturer la soirée LAYALI HORA le grand chanteur Kabyle Takfarinas nous régale avec une de ces belles chansons
HORA magazine / LAYALI HORA acte 2 / mars 2026

